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Renforcer l’énergie : Débloquer le financement des projets dans la région MSGBC

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Traditionnellement, les projets énergétiques de la région étaient financés par des banques internationales, des institutions de financement du développement (IFD) et par les développeurs de projets eux-mêmes. Ces institutions fournissent des prêts, des garanties et des investissements en capitaux propres aux développeurs de projets. Des exemples comprennent le Projet d’intervention régionale d’urgence de l’énergie solaire de la Banque mondiale – un projet solaire de 311 millions de dollars visant à augmenter la capacité d’énergie renouvelable raccordée au réseau en Afrique de l’Ouest – et la mobilisation de capitaux par les géants de l’énergie Kosmos Energy et bp grâce à la vente et à la location-vente du navire flottant de production, de stockage et de déchargement Greater Tortue Ahmeyim. Cependant, le niveau élevé de risque associé aux projets énergétiques ainsi que les pressions mondiales pour passer à des sources d’énergie autres que le pétrole et le gaz rendent difficile l’obtention de financements. Pour remédier à ce problème, les développeurs de projets explorent des options de financement alternatives.

Les développeurs se tournent vers le financement mixte

Une solution de financement viable qui a émergé est le financement mixte – une stratégie dans laquelle des fonds publics concessionnels sont combinés avec des capitaux privés pour créer un projet financièrement viable et durable. L’objectif principal de cette méthode de financement est de mobiliser des ressources, de réduire les risques pour les investisseurs du secteur privé et d’accroître la durabilité du financement du développement. Cette approche implique l’utilisation de subventions, de dons, de prêts et d’investissements en capitaux propres pour tirer parti des investissements commerciaux et atteindre des objectifs de développement. Elle peut être efficace pour atteindre les objectifs de développement durable, mais elle nécessite une conception, une mise en œuvre et un suivi minutieux pour garantir son utilisation efficace et transparente.

Parmi les instruments alternatifs de financement mixte, on trouve les partenariats public-privé (PPP) et les obligations de projet. Les PPP impliquent une collaboration entre les secteurs public et privé pour financer et exploiter des projets énergétiques, tandis que les obligations de projet sont émises par les développeurs de projets et garanties par les flux de trésorerie du projet.

Le financement vert stimule l’investissement dans la région MSGBC

Ces dernières années, on observe un intérêt croissant des investisseurs pour le financement vert. En conséquence, les obligations vertes – des instruments de dette utilisés pour financer des projets respectueux de l’environnement, notamment des projets d’énergie renouvelable – sont devenues une option de financement populaire pour ces projets.

La Banque africaine de développement (BAD) joue un rôle crucial. Son approche repose sur deux objectifs principaux : encourager une croissance inclusive et veiller à ce que cette croissance soit durable. L’objectif de la BAD est de soutenir la transition de l’Afrique vers une croissance verte, qui permettrait de préserver les moyens de subsistance, d’améliorer la sécurité alimentaire et énergétique, de favoriser l’utilisation durable des ressources naturelles, et de stimuler l’innovation, la création d’emplois et le développement économique. La BAD a lancé son programme d’obligations vertes en 2013 pour soutenir ces politiques et émet des obligations chaque année depuis lors. Ainsi, la banque joue un rôle essentiel dans le soutien aux projets énergétiques dans la région, notamment la construction de la centrale éolienne de Taiba N’Diaye d’une capacité de 158 MW au Sénégal.

Valoriser les sociétés régionales

Les organisations régionales telles que la Société africaine d’investissement dans l’énergie (AEICORP) joue un rôle essentiel dans la promotion des développements énergétiques dans la région MSGBC. Créée par la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, AEICORP est une entreprise régionale de développement des infrastructures énergétiques principalement axée sur le développement et le financement de projets d’infrastructures énergétiques dans la région. AEICORP a joué un rôle clé dans le soutien au développement de projets régionaux, notamment le Réseau ouest-africain d’échanges d’énergie électrique (WAPP), un réseau régional de transmission d’électricité.

De plus, des institutions telles que la BAD ont été à l’avant-garde des développements énergétiques dans la région MSGBC en fournissant un financement pour des projets sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Depuis 1972, l’institution a octroyé 448 millions de dollars d’investissement à la Guinée-Bissau ; réalisé 116 projets au Sénégal ; et possède un portefeuille actuel d’une valeur de 300 millions d’euros en Mauritanie. De telles organisations continuent d’être essentielles pour concrétiser les projets énergétiques.

Le financement participatif ouvre de nouvelles perspectives énergétiques

Une autre option est le financement participatif. La société multinationale française d’énergie, Engie, a lancé une plateforme de financement participatif pour les projets solaires qui utilise les cryptomonnaies. La plateforme, baptisée Crowdfund for Solar, permet aux investisseurs d’acheter des Energy Web Tokens (EWT) pour soutenir le déploiement de l’énergie solaire hors réseau en Afrique. La plateforme a été conçue en partenariat avec l’ONG suisse Energy Web et est hébergée sur son infrastructure open source. Engie Energy Access vise à déployer des systèmes solaires autonomes pour les écoles, les ménages et les PME à travers l’Afrique.

Renforcer l’accès au financement est essentiel au développement des projets énergétiques dans la région MSGBC. La prochaine conférence MSGBC Oil, Gas, & Power 2023, qui se tiendra à Nouakchott du 21 au 22 novembre, devrait établir un nouveau modèle d’investissement énergétique pour le continent africain. La conférence réunira des délégués de haut niveau, dont des chefs d’État, des ministères, des compagnies pétrolières nationales et internationales, des cadres et des investisseurs du monde entier, pour élaborer l’avenir financier de l’énergie en Afrique. Pour vous inscrire à la conférence et accéder à des opportunités de réseautage et de financement exceptionnelles, rendez-vous sur https://msgbcoilgasandpower.com/.

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Anne Laure Klein

Anne Laure Klein

Anne-Laure Klein works as a field editor for Energy Capital & Power. She graduated in Political Science with a Master's degree in International Relations and geopolitics. Before joining ECP, she worked as a Senior Account manager for International Tech and Energy companies. She is from French, Syrian and Italian descent, and fluently speaks English, French, Spanish and Italian. On a personal level, she is a seasoned traveler and has visited more than 110 countries.

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